A toi

A toi,  parce que…

Un cri. Muet.

Qui crève de vivre pour rien.

J’étouffe

Du manque de soleil,

De chaleur sur mon corps,

Sur mes paupières offertes,

Sur ma peau mille bouches avides

Se tendant à craquer vers lumière.

Le froid qui m’engourdit

Atteint déjà de sa plaie blanche,

Ma rage de vivre couleur sang.

Le froid m’endort à petit feu,

Le froid roule mon corps en boule,

Neige immobile dans l’attente

D’un rayon sous qui  se mouvoir,

Parce que toi aussi.

© Charlie B.Borgo

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